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Décembre
2002.
Je participe jeudi à
un colloque sur "Mages et Magiciens" qui a lieu à
l'institut catholique de Paris les 11 et 12 décembre.
J'y parlerai (en anglais) de la puissance dans HP (en gros,
le magicien comme pourfendeur de tabou). Je peux traduire le
texte de ma communication et vous l'envoyer, si cela vous
amuse de voir comment l'Université s'empare de ce
pauvre Harry!
J'en profite pour vous
féliciter de la qualité de votre site et des
diverses rubriques que vous proposez. En tant
qu'universitaire et traductrice, j'aime
particulièrement le travail que vous accomplissez sur
la version française, bon courage pour le dernier
tome!
Amicalement, Anne Berton
rouhette@club-internet.fr
Novembre 2002.
Je pense que lorsque le tome
5 sera sur le marché en Grande Bretagne vous pourriez
en présenter un résumé, ne serait-ce
que pour couper court aux rumeurs les plus fantaisistes qui
circulent (et qui prouvent en même temps à quel
point les lecteurs sont accros! ce qui est bien). Cela ne
sera pas préjudiciable aux ventes , au contraire, car
les admirateurs du trio attendent avec impatience de se
replonger avec délices dans l'univers de J K
Rowlings,avec tous les détails indispensables au
charme de la narration.
Votre site est trés
bien fait,et l'adulte que je suis y trouve autant de plaisir
que l'enfant qui l'a initié aux aventures de Harry.il
lit par dessus mon épaule pour être sur que le
courrier va partir!
CONTINUEZ! Amicalement.
De <Victorpers@aol.com>
De Prof.
1, septembre
2002.
Enfin un site consacré à Harry Potter qui
combine le double mérite d'être francophone et
d'aborder le sujet d'un point de vue adulte.
Après avoir beaucoup arpenté le Web un
dictionnaire d'anglais sous le coude, et souvent pour y
découvrir des fan clubs , j'ai été
agréablement surprise d'arriver sur cette page (via
une recherche sur le livre d'Isabelle Smadja) et d'y trouver
autant de choses intéressantes.
Mais que je n'oublie pas les présentations : je
m'appelle F..., j'enseigne l'espagnol dans un lycée
et depuis le mois de décembre dernier, je barbote
dans la potion magique (celle de Snape).
Je suis tombée dedans après avoir vu mes
collègues s'enthousiasmer à l'idée
d'aller voir le film de Chris Colombus ; je connaissais
l'existence des livres, savais qu'ils faisaient un tabac,
mais loin de moi l'idée ou l'envie de les lire, parce
que je pensais qu'il s'agissait d'une version moderne du
Club
des Cinq, avec
peut-être un zeste de Pokémon, bref, un truc pour les gosses. Mais
de regarder des gens ayant dépassé la
quarantaine se frotter les mains à l'idée
d'aller voir un gamin traverser un écran de
cinéma sur un balai volant, cela m'a donné
l'envie de savoir qui était ce Harry capable de faire
sautiller « le mammouth ».
J'ai ouvert le premier tome la veille d'aller voir le film,
et ne l'ai pas lâché avant de l'avoir
terminé. J'ai eu la chance de passer du texte
à l'adaptation cinématographique en moins de
24 heures. Immersion totale dans le chaudron, qui me valut
une semaine d'euphorie, le temps de lire les trois autres
tomes et de retourner voir le film (moins bien que le livre,
forcément, mais quelle distribution !). Il y avait
longtemps qu'un livre ne m'avait pas passionnée
à ce point.
Et cela ne tenait pas seulement au fait que ses personnages
étaient attachants et qu'ils vivaient des aventures
trépidantes. Ce qui m'enthousiasma, dès le
début, ce fut la richesse des
références littéraires, historiques,
philosophiques, et puis l'habilité avec laquelle JKR
menait son récit, tout en échos, en reflets,
en sous-entendus... Et le plus fort, c'était la
facilité avec laquelle on pouvait lire tout cela. Un
livre universel, dont chacun pouvait retirer quelque chose,
quel que fût son âge et son degré
d'instruction. C'est la définition que
personnellement je donne d'une grande oeuvre ;
j'étais d'autant plus touchée par celle-
là que son auteur était de mon époque,
et que nous, ses lecteurs, étions en quelque sorte
aux premières loges.
La série des Potter s'accommode aussi bien d'une
lecture de quai de gare que d'une analyse universitaire.
Songer que certains collègues d'anglais, dans les
années à venir, devront disserter sur Harry au
CAPES ou à l'Agrégation après l'avoir
eu pour compagnon de jeu, c'est une perspective qui me
réjouit .
Car il y a de quoi disserter, surtout quand on a lu la
version originale. Pour avoir fait très attention aux
mots, dans la mesure où je ne suis pas aussi à
l'aise en anglais qu'en français ou en espagnol, je
peux vous dire qu'ils sont pesés avant d'être
écrits. Rien n'est jeté gratuitement sur le
papier (amusez-vous donc à décortiquer le
champ lexical du discours que Snape tient au moment de
présenter son cours, et vous vous apercevrez que...
Ce qui vous permettra de supposer que...) . Cette
sacrée bonne femme possède une finesse et une
astuce remarquables. Il faut espérer que la pression
qu'elle subit actuellement ne viendra pas tout gâcher,
et que le marketing n'aura pas la peau de Harry.
Merlin's
beard, voilà
un e-mail bien long, mille excuses.
Mais bon, cela m'a fait tellement plaisir de constater que
je n'étais pas seule dans mon cas et que d'autres que
moi percevaient ces livres autrement que comme des
enfantillages ou comme une affaire commerciale, que je n'ai
pas résisté au plaisir de raconter comment
j'avais fait mon entrée sur Diagon Alley et pourquoi
j'aime tant m'y balader.
Alors, bravo pour l'intelligence avec laquelle votre site
est construit, merci pour toutes les orientations qu'il a pu
me fournir et ¡aupa !
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